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Enfance clandestine - juillet 2014


en avant-première
du festival Tango par la Côte en Bretagne

Réalisateur  : Benjamín Avila
Acteurs : Ernesto Alterio, Natalia Oreiro, César Troncoso…
Film Espagnol, argentin, brésilien
Genre : Drame
Titre Original :Infancia clandestina
Distribution :Pyramide Distribution
Durée :1h 50min
Année de production : 2012
Date de sortie en France  : 8 mai 2013

Synopsis

Argentine, 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent à Buenos Aires sous une fausse identité après des années d’exil. Les parents de Juan et son oncle Beto sont membres de l’organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir qui les traque sans relâche. Pour tous ses amis à l’école et pour Maria dont il est amoureux, Juan se prénomme Ernesto. Il ne doit pas l’oublier, le moindre écart peut être fatal à toute sa famille. C’est une histoire de militantisme, de clandestinité et d’amour. L’histoire d’une enfance clandestine.

A propos du film

Palmarès

7 nominations dans les festivals pour le film Enfance clandestine dont celui de Caméra d’Or à Cannes en 2012, lors de la projection le film de Benjamín Avila a été encensé par le public. Devant tant d’engouement, le réalisateur n’a pu retenir ses larmes...

Une histoire autobiographique ?

Le metteur en scène Benjamín Avila s’est inspiré de sa propre enfance pour raconter l’histoire d’Enfance clandestine. Pour autant, il ne voulait pas écrire son autobiographie. Il a plutôt souhaité revisiter le militantisme de la dernière dictature chilienne entre 1976 et 1983 en se centrant sur une histoire d’amour entre deux enfants. Il faut savoir que sa mère a disparu lors de la junte militaire (terme utilisé pour désigner une dictature militaire gérée par un groupement de chefs des armées) et qu’il a été séparé très jeune de son demi-frère. Ils se sont retrouvés cinq ans après. Aujourd’hui, 300 enfants kidnappés pendant la junte restent portés disparus..

Les débuts d’Enfance clandestine

Avant de réaliser Enfance clandestine, Benjamín Avila s’était déjà approché du thème propre à ce film. En 2003, avec l’argent obtenu grâce à un prix, un court métrage a été monté. Celui-ci, intitulé "Veo, Veo" (traduit par "Je vois, Je vois"), a marqué les prémices d’Enfance clandestine. Pour ces deux films, Marcelo Müller a co-écrit le scénario avec Avila..

Mise en scène

Benjamín Avila a beaucoup utilisé la technique du gros plan pour Enfance clandestine, son objectif étant de montrer la façon dont les enfants perçoivent le monde.

Coïncidence ?

Entre L’Histoire officielle (film de référence sur la période de la junte en Argentine) de Luis Puenzo et le film de Benjamín Avila, il y a des connexions. Ainsi, Puenzo se retrouve producteur d’Enfance clandestine et le comédien Nestor Alterio, qui joue l’oncle dans le film d’Avila, n’est autre que le fils d’Hector Alterio, qui jouait dans L’Histoire officielle.

De Tarantino à Avila

Dans Enfance clandestine, quelques séquences représentant la violence sont animées. Benjamín Avila a eu cette idée en visionnant Kill Bill : Volume 1 de Quentin Tarantino, dans lequel une personne se fait assassiner sous les yeux d’un enfant caché sous un lit. Très ému par cette scène, le réalisateur a voulu utiliser la même technique pour son film.

Artistes populaires

Natalia Oreiro, qui interprète la mère de Juan, est une actrice qui suscite beaucoup de ferveur en Argentine. Ajoutons à cela que la chanson de fin du film est chantée par le très populaire groupe de rock "Dividios", et vous obtenez un public composé en grande partie d’adolescents. Accompagnés de leurs parents, Enfance clandestine a provoqué, selon Benjamín Avila, "des discussions générationnelles à l’intérieur des familles".

Ce qu’en pense la presse...

Le Monde
Avila trouve sa propre voie, faite de références au cinéma hollywoodien contemporain et de paroxysmes familiaux propres au cinéma argentin.

TéléCinéObs
On n’aurait jamais pensé qu’un retour sur la dictature militaire argentine puisse donner naissance à un film aussi « divertissant ». Pourtant, (...) c’est l’exploit que réussit Benjamin Avila.


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